IMMOBILIERE PARIS 15

Le 15eme

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Les Origines du 15ème

Le 15° fut constitué en 1860 sur une partie du territoire de l'ancien 10°, de l'ancien 11° et pour l'essentiel par les deux communes de Vaugirard et de Grenelle.

Avec une superficie de 850 hectares, le 15° est le plus vaste arrondissement de Paris (hors bois de Boulogne et de Vincennes). Il est aujourd'hui le plus peuplé avec 10,6% de la population parisienne.

Les limites de l'arrondissement :

Il comporte les 4 quartiers de St Lambert, Necker, Grenelle et Javel.

au Nord : approximativement par le tracé de l'ancien mur des Fermiers généraux (actuellement, l'avenue de Suffren et le Boulevard du Montparnasse, essentiellement), qui ceinturait Paris jusqu'au début du XIXe siècle. Au-delà, c'est le 7e arrondissement.

à l'Est : par les lignes de chemin de fer qui partent de la gare Montparnasse et qui marquent la limite avec le 14e arrondissement

au Sud : grossièrement par le boulevard périphérique, frontière avec les villes de Malakoff, Vanves et Issy-les-Moulineaux, à l'exception de la zone de l'héliport

à l'Ouest : par la Seine, face au 16e arrondissement

Le développement du 15° arrondissement : 1860-1960

Grâce au développement des équipements urbains et des transports ainsi qu'au percement de nouvelles rues, l'arrondissement prend son essor.

Sous le second Empire, la démolition du mur des Fermiers Généraux, en 1860, entraîne le pacage des boulevards qui le longeaient. Quelques années plus tard, entre 1863 et 1865, on construit la voie ferrée de la petite ceinture qui traverse le 15° arrondissement du pont-viaduc d'Auteuil aux voies du Chemin de Fer de l'Ouest.

En 1880, le 15° demeure un arrondissement à plusieurs facette offrant selon les quartiers des paysages très diversifiés :
Saint Lambert a peu évolué : c'est une banlieue mi urbaine, mi rurale dont les composantes traditionnelles ont été conservées. Au contraire, Necker connaît une forte immigration-population venue d'Alsace-Lorraine, des Côtes du Nord et de la Creuse- enregistre donc la plus forte densité de l'arrondissement. Y habitent en majorité des employés de commerce, alors que Grenelle compte une population ouvrière nombreuse.
Quant à Javel, deux caractères s'y opposent : l'industrialisation d'une part, la persistance d'activités agricoles d'autre part, reflètent une urbanisation encore clairsemée et une population très pauvre.
Grenelle est essentiellement une ville métallurgique, avec ses fonderies de fer et de cuivre, ses laminoirs, ses forges, ses ateliers de grosse chaudronnerie. Elle compte aussi des fabriques de caoutchouc et des cristalleries. Certaines industries sont particulièrement insalubres : l'usine à gaz, la fabrique de bitume de l'avenue de la Motte Picquet, la tannerie rue Olivier de Serre et les blanchisseries.

Dans le dernier quart du 19ème siècle, l'industrie a subi une nette évolution : usines de produits chimiques, verreries, poteries, tuileries ont disparu ; de nouvelles industries les remplacent : la Compagnie Générale d'Electricité, les ascenseurs Edoux-Samain, la Société industrielle des Téléphones, Sautter-Harlé qui fabrique du matériel électrique (moteurs) et optique (phares et projecteurs), Armand Moisant, entreprise de travaux publics qui a construit le Bazar de l'Hôtel de Ville et le Bon Marché, les Charpentiers de Paris, coopératives crée en 1893 par 27 charpentiers, tous Compagnons du Devoir. Enfin les industries mécaniques avec le cycle et l'automobile : l'usine Mors rue du Théâtre précédant l'installation des usines Citroën.

La répartition des emprises industrielles étaient encore, en 1955, sensiblement la même qu'au début du siècle : presque exclusive dans le secteur compris entre le Seine d'une part, la rue Balard, l'avenue Emile Zola et la rue Emeriau d'autres part ; vaste périmètre dominé par les usines Citroën avec 446.000m2 suivies par la CIT (30.000 m2), et les entreprises de construction électronique (C.I.T.), C.G.C.T., Thomson-CSF, et Thomson-Houston). Dans le quartier Necker, se regroupe la petite industrie chimique et pharmaceutique. L'imprimerie et l'édition étaient représentées par l'Imprimerie Nationale, le Journal Officiel , l'atelier de reliure Brodard et Taupin, Clichés Union.

Dans le reste de l'arrondissement, les établissement étaient nombreux, plus dispersés, souvent associés à l'habitat, dans des cours intérieures ou des impasses, formant parfois de véritables îlots industriels comme l'impasse Thoréton et la cité Canrobert.

Les années 1900 marquent un tournant dans la vie de l'arrondissement.

Une vague de spéculation immobilière entraîne la construction d'immeubles de rapport, de type « haussmannien », à 6 ou 7 étages, occupés par ce qu'il est convenu d'appeler les classes moyennes. Ces nouveaux îlots sont situés à Necker (boulevard Pasteur, avenue de Suffren et de Breteuil), à Grenelle autour de la place Dupleix, et avenue Emile Zola, à Javel, rue de la Convention et avenue Félix Faure, à Saint-Lambert, rues de la Croix Nivert, Olivier de Serre, de Vaugirard et boulevard Lefebvre.

L'augmentation de la population nécessitait des opérations d'urbanisme de plus grande envergure. Dés 1908, les habitations à bon marché (HBM) sont une réponse à la crise du logement. En 1920, la démolition des fortifications offre de nouveaux terrains constructibles. L'ancienne « zone » est alors investie surtout par les services administratifs et le Parc des Expositions.

Au cours de ce siècle, habitat et industrie se sont développés parallèlement, mais dans des secteurs géographiques distincts : alors que les grandes industries se sont implantées au sud, à l'ouest et à l'est de l'arrondissement, les zones d'habitation se sont concentrées au centre et au nord.

La désindustrialisation 1960-1980

La politique de décentralisation lancée au début des années soixante a entraîné le départ ou la suppression de la plupart des établissements industriels.

Quelques chiffres permettent de mesurer l'ampleur des opérations : de 1962 à 1974, 115 établissements - soit le tiers - et le quart des emplois ont été supprimés. Pour l'ensemble de l'arrondissement, les démolitions de constructions industrielles ont atteint 970.100m2 de plancher. Ce chiffre place le 15° en tête des arrondissement de Paris.

350 hectares rénovés

Ces démolitions ont été suivie de reconstructions, soit 1.176.399 m2 de plancher, répartis ainsi : 78% en logements, 15 en bureaux, 3,8% en équipement divers, 1,3% en commerces. Cependant, la révolution urbaine ne s'est pas déployée uniquement dans les terrains libérés par l'industrie. D'autres secteurs dominés par un habitat très dégradé, plus ou moins associé à de très petits établissements industriels, ont fait l'objet de mutations considérables : secteurs Périchaux, Falguière et Procession. Ces lieux ainsi que d'autres (Front de Seine de Grenelle, Sablonnière, Rosenwald), soit environ 335 hectares au total ou 39% de la superficie de l'arrondissement, ont été rénovés, depuis 1961, par Sema XV. Que ce soit de façon très ouverte - secteurs Falguière et Procession - ou que ce soit selon un agencement très fermé - Sablonnière, Front de Seine - , ces ensembles se démarquent nettement du tissu urbain environnant. De même, le quai André Citroën offre des immeubles d'avant garde - le Ponant, l'ancien siège de Canal Plus - et un grand parc sur la Seine.

La densification du parc immobilier du 15° arrondissement a été parmi la plus importantes enregistrées dans Paris : les surfaces de plancher ont doublé, à l'emplacement des ateliers démolis, et ont été affectées pour les trois quarts au logement. Bernard Rouleau écrit à ce sujet : « Le quinzième est donc devenu le plus gros arrondissement immobilier de Paris et la hausse des valeurs foncières qui en résulte en a fait l'un des arrondissements périphériques les plus chers. Les promoteurs privés ont acheté les terrains libérés par les industries à des prix supérieurs à ceux offerts par les organismes publics. L'opération du Front de Seine de Grenelle a entraîné une forte hausse des prix au mètre carré dans le nord-ouest de l'arrondissement. » L'écart entre la Tour Totem et le quartier Saint Lambert aux abords du 14° était de 40% en 1980.

L'évolution démographique

Les autres conséquences de la désindustrialisation ont été exposées par le même auteur : « Sur le plan démographique, le 15° a été le seul arrondissement de Paris à enregistrer des accroissements démographiques à la fois en 1962 (Javel et Saint Lambert), 1968 (Javel) et 1975 (Grenelle). Sur le plan socioprofessionnelle de la population active résidente, rappelons les chiffres : les cadres moyens supérieurs sont passés entre 1962 et 1975 de 11,3 à 20, les cadres moyens de 17 à 21, les ouvriers qualifiés de 13,5 à 9, les ouvriers spécialisés et les manouvres de 12,4 à 7,6. »

On enregistre une légère baisse de la population dans l'arrondissement : 223.940 habitants ont été recensés en 1990 contre 250.551 en 1962. Beaucoup d'entreprises individuelles ont conservé des bureaux, voire leur siège social, dans le 15°, tandis que, simultanément, y étaient implantés de grands organismes comportant un nombre important d'emplois tertiaires, comme l'annexe de l'Unesco ou, rue Miollis, la préfecture de la région de l'Ile de France.

Tel est le résultat du processus de désindustrialisation et de la profonde mutation qu'a connu le 15° arrondissement entre 1960 et 1980.

RESULTATS DU RECENSEMENT DE 1999

Arrondissement Superfice
(hectares)
1999
(habitants)
1990
(habitants)
183 16 888 18 360
99 19 585 20 783
117 34 248 35 102
160 30 675 32 226
254 58 849 61 222
215 44 919 47 891
409 56 985 62 939
388 39 314 40 814
218 55 838 58 019
10° 289 89 162 90 083
11° 367 149 102 154 165
12° 637
(sans le Bois de Vincennes
136 591 130 257
13° 715 171 533 171 098
14° 564 132 844 136 574
15° 848 225 362 223 940
16° 791
(sans le Bois de Boulogne)
161 773 169 863
17° 567 160 860 161 935
18° 601 184 586 187 657
19° 679 172 730 165 062
20° 598 182 952 184 478
 
Intra muros 8 699 2 125 246 2 152 423
Bois de Boulogne 846    
Bois de Vincennes 995    
Paris 10 540 2 125 246 2 152 423

Arrondissements les plus peuplés

  • 15° : 240 723 habitants
  • 18° : 203 127  habitants
  • 20° : 198 042 habitants

Arrondissements les moins peuplés

  • 1° : 16 888 habitants
  • 2° : 19 585 habitants
  • 4° : 30 675 habitants, suivis de près par les 3°, 8° et 6°

 

Arrondissements qui ont gagné le plus d'habitants

  • 19° : + 7 668 habitants
  • 12° : + 6 334 habitants
  • 15° : + 1422 habitants
  • 13°: + 435 habitants

Arrondissements qui ont perdu le plus d'habitants

  • 16° : - 8 090 habitants
  • 7° : - 5 954 habitants
  • 11° : - 5 063 habitants
  • 14° : - 3 730 habitants

Arrondissements les plus denses

  • XIe : 40 627 habitants au km²
  • suivi des Xe, XVIIIe et XXe avec plus de 30 500 habitants au km²
  • puis des IIIe : 29 272 habitants au km² et XVIIe : 28 370 habitants au km²

Arrondissements les moins denses

  • 12° : 8 370 habitants au km² (en raison de la superficie du bois de Vincennes intégrée à l'arrondissement)
  • 1° : 9 228 habitants au km²
  • 16° : 9 882 habitants au km² (en raison de la superficie du bois de Boulogne intégrée à l'arrondissement)
  • 8° : 10 132 habitants au km²
  • 7° : 13 933 habitants au km²

Principaux équipements publics :

  • Espaces verts :

42 parcs et jardins couvrant une superficie totale d’environ 510 582m²

  • Accueil pour la petite enfance :

25 crèches collectives municipales

4 crèches familiales

1 jardin d’enfants

9 crèches associatives

  • Etablissements scolaires publics :

29 écoles maternelles

26 écoles élémentaires

8 collèges

2 lycées généraux

1 lycée général et technologique

3 lycées professionnels

5 lycées technologiques

14 établissements scolaires privés

  • Etablissements sportifs :

12 gymnases, 1 salle d’escrime, 5 piscines, 4 stades, 4 tennis, 7 terrains d’éducation physique, 5 boulodromes, 3 centres d’animation

  • Transports en commun :

5 lignes de métro : n° 6,8,10,12,13), RER C et le Tramway Maréchaux Sud

Autobus : 39,42,62,70,80,88,89,PC1

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